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Ethique des affaires : lubie ou idée fixe ?

La question de l’éthique des affaires est à la mode, à n’en pas douter. Elle apparaît sous diverses formes en France, par exemple avec la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) ou encore la quête de sens au travail. Il existe même depuis quelques années, un Master 2 Droit spécialisé en Ethique des affaires, dispensé par l’Université de Cergy-Pontoise.

En ce qui me concerne, cet intérêt n’est pas nouveau : il s’est manifesté pour la première fois vers 1997/1998. J’étais alors étudiant en philosophie et, parallèlement, je travaillais à temps partiel comme préparateur de commandes et cariste.
D’un côté les volumes de Kant, St Augustin ou Wittgenstein.
De l’autre, les colis, les palettes et les camions.

Après avoir été un étudiant appliqué et performant pendant 4 ans (et obtenu des notes désastreuses au concours pour devenir enseignant…), j’ai eu une phase de rebellion : la finalité de la philosophie ne pouvait pas se réduire à devenir prof. J’avais besoin d’y trouver une utilité, une application dans la vraie vie.
D’autant plus que j’avais eu l’occasion d’assister à deux conférences d’Alain Etchegoyen (normalien, agrégé de philo, écrivain, conseiller auprès de grandes entreprises et auprès de plusieurs gouvernements), organisées par l’Institut Français de Gestion, organisme de formation continue pour les cadres et dirigeants d’entreprises. Le lien entre la philo et le business existait, je l’avais rencontré…

Je suis allé voir mes professeurs et je leur ai proposé de travailler sur l’éthique des affaires.
Réponse numéro 1 : « c’est pas un sujet ça, Monsieur ! Travaillez plutôt Nietzsche puisqu’il est au programme de l’agrégation… ».
Réponse numéro 2 : « Etchegoyen, c’est pas un philosophe ! »
Et c’est à partir de ça que j’ai préféré saisir les opportunités professionnelles qui se présentaient à moi, plutôt que poursuivre sur la voie de la philosophie, vue depuis les bancs de la fac.

Mais encore aujourd’hui, après 20 ans d’expérience en entreprises, l’envie de faire ce lien reste entier. Et le coaching professionnel, en tant qu’accompagnement par l’ouverture d’esprit et la responsabilisation, me semble un excellent point de rencontre entre
d’une part, le soucis de performance et de rentabilité de l’entreprise
et d’autre part, le besoin de sens donné à l’action.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de soutenir un mémoire sur « Le coach et les dilemmes éthiques du manager ». Grand oral en juillet 2015…

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